Tapisserie Aubusson Bernet

ENTRE TRADITION ET MODERNITE

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Un Atelier qui puise ses sources au berceau de la tapisserie

 

L’Histoire de la tapisserie est presque aussi ancienne que celle de l’humanité ! Mais à Aubusson et à Felletin, les premières mentions de cet artisanat d’art remontent au XVe siècle, découlant de la reconversion de la production drapière locale avec son savoir-faire textile, sa main d’œuvre qualifiée et sa clientèle déjà constituée.

Dès le XVIe siècle, les tapissiers Marchois adoptent les genres en vogue à Arras ou en Flandres : « verdures » à feuilles de choux ou à aristoloches, millefleurs, paysages animés par des bestiaires fantastiques et énigmatiques s’inspirant de la religion et de la chasse.

Le XVIIe siècle est marqué quant à lui par la « grande » tapisserie de personnages et la mise en scène de récits à la mode. C’est à ce moment également que l’Etat intervient dans l’organisation de cette production locale :

1601 : un édit royal vient limiter les importations de tapisseries en provenance des Flandres.

1665 : Colbert accorde le statut de Manufacture royale aux ateliers d’Aubusson et en 1689 à ceux de Felletin.

1685 : la révocation de l’édit de Nantes bouleverse la filière en provoquant le départ de centaines de lissiers ayant embrassé la religion protestante.

Le XVIIIe siècle voit l’abandon des grandes scènes de genre au profit de scènes décoratives profanes, colorées et de composition plus simple : jeux d’enfants ou de la vie paysanne, scènes orientales (chinoiseries) suivant la mode du goût exotique. La mythologie est réadaptée dans un style galant et on adapte en tapisserie les modèles créés par Bouchet, Watteau, Oudry ou Huet…

Au XIXe siècle, devant l’engouement nouveau pour la décoration d’intérieur, la filière s’organise en structures importantes pouvant répondre aux demandes de cette nouvelle clientèle privée. On voit émerger de grandes manufactures qui, en réponse au développement du papier peint, limitent la production de tapisserie murale qui, sans disparaître complètement, est limitée à des tapisseries d’usages variés dont les décors sont peu innovants : salons, ensembles mobilier, portières et cantonnières. En revanche c’est le grand siècle des tapis ras et veloutés.

En 1884, avec la création de l’Ecole Nationale des Arts décoratifs, se multiplient les expérimentations décoratives et techniques.

Au cours du XXe siècle, on assiste à un renouveau de la tapisserie. Deux courants tendent à se distinguer sans s’opposer : d’un côté Jean Lurçat et ses suiveurs, les « cartonniers » repensent la tapisserie et la simplifient grâce à un système de carton numéroté avec pour chaque couleur un code chiffré, d’un autre côté on trouve la tapisserie de peintre initiée par Marie Cuttoli qui fait tisser les artistes contemporains d’avant-garde qu’elle collectionne : Rouault, Picasso, Braque, Le Corbusier, Dufy, Coutaud…

Tapisserie Aubusson Bernet

ATELIER BERNET
3, rue des Ecoles
23500 FELLETIN

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05 55 67 19 24 / 06 87 67 50 87